Il y a déjà peu de jours fériés aux États Unis, mais en plus, pour la moitié d'entre eux, on travaille comme un jour normal. Il y a bien sûr Noël et Thanksgiving, une semaine de congé dans l'année, voire éventuellement deux, mais aucune baisse de régime en été, contrairement à la France. Aux gens qui partent pour trois jours de week-end prolongé, on souhaite de "bonnes vacances" et ils en rentrent comme si la coupure était bien plus longue...
On peut réveiller un employé la nuit, le déranger le week-end ou pendant les vacances .
On peut demander aux gens le vendredi matin de venir travailler le samedi, et ils ne protestent pas, viennent travailler, et ne reçoivent pas de compensation pour cette journée là, ni financière ni en jour de congé . Il suffit qu'un projet ait un léger retard pour que tout le monde vienne le samedi. A la fois parce c'est dans l'interêt commun, parce que le travail est l'élément central dans la vie d'un Américain, et aussi tout simplement parce qu'on obéit au chef. Si un projet important s'annonce, et un grand nombre de salariés est mobilisé, la cantine offre les petits-déjeuners, et les dîners, à côté du poste de travail, ce qui permet de gagner encore quelque minutes; il ne manque que les lits de camps. Dans des situations exceptionnelles, on peut travailler de 8H à 3H (du matin) en commandant éventuellement une pizza pour tous au milieu de la nuit.
Quand, lors d'un démarrage informatique dans une grosse usine, on a demandé au mari de travailler la nuit pendant 2 semaines, il n'en revenais pas. Et a fini par s'habituer au bout de 8 jours à se coucher après le petit-déjeuner.
Il y a quelques jours dans l'entreprise du mari, on a annoncé la "Black celebration Day"; ces jours là, il y avait deux Blacks à l'entrée avec des objets d'art vaguement africains, un truc complètement incongru aux Etats-Unis, et faux pour ceux qui connaissent ne serait-ce que les puces de Clignancourt; et puis une présentation d'un Afro-Américain qui a réussi dans la boîte, parlant aux autres Afro-Américains de son parcours. Si on fêtait la "White celebration Day" ce serait beaucoup moins bien perçu...
Au premier jour de travail, on suit une formation sur le harcèlement sexuel pendant deux heures; ça semble aussi être un sujet important. Pourtant rien n'est moins sexuel que l'environnement de travail aux Etats Unis, selon le mari...
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