lundi 5 février 2007

maison

Celle-là se trouve à la frontière du Nevada, malheureusement, on ne trouve pas ça à Los Angeles.
Dans les quartiers résidentiels de Los Angeles, on voit toutes sortes de maisons: des maisons fragiles en lattes avec des terrasses donnant sur la rue, des maisons de style mexicains en couleurs chaudes, pas hautes, un étage mais avec des balcons ombragés, costaudes, simples et charmantes. Il y a des maisons "d'architecte" cubiques, en verre et bois exotique; parfois des panneaux solaires sont installés sur les toits. Et il y aussi des baraques avec des colonnes et des tympans, et un intimidant escalier d'entrée; des manoirs "normands" à colombages, des châteaux-forts avec des tourelles et même des chaumières.
Les quartiers élégants succèdent sans transition aux quartiers qui craignent; il y a un magnifique, immense Griffith Park, des jardins à la végétation luxuriante et des arbres sompteux et étranges, et au coin, commencent des boulevards bétonnés avec des kilomètres de parkings, des fast-foods aux enseignes criardes, des boutiques de tatouage, et encore des parkings et des garages. Les no man's lands en plein ville et le bric et broc architectural, le manque de charme omniprésent, donnent à cette ville une ambiance unique, et son charme paradoxal. Cette ville conçue sans le moindre souci urbanistique, si inhumaine et étendue, quand on la traverse en voiture d'Ouest en Est, devient la nuit une mer de millions de lumières quand on l'approche en avion ou en descendant des montagnes. Et ça c'est renversant de beauté.

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