jeudi 11 janvier 2007

gym


Je voulais vraiment l'éviter mais j'ai fini par m'y inscrire en Septembre dernier, parce que là où j'habite il n'est pas possible de courir: ça monte et ça descend tout le temps. Les grandes pelouses vertes, très agréables, sont réservées aux clubs de golf privés, dans Griffith Park les montées sont rudes, ils ne restent que des bords des autoroutes. Courrir sur le tapis goudronné de la plage à Venice et à Santa Monica, c'est sympa mais trop loin.

Il y en a qui courent, dans le quartier, des jeunes filles et des mecs entraînés, mais pas tant que ça, parce que finalement tous ceux qui veulent se bouger un peu se retrouvent à l'endroit le plus commode: le club de gym.
Les salles ne sont jamais loin, ouvertes souvent de 5H au 23H. Tout est sur place parce que souvent il y a aussi des salles de yoga (cours pleins à craquer), des Pilates, parfois une piscine, des salles de basket et de squash. Les clubs de gym ont leurs parkings et des garderies-enfants, sont climatisés, sombres, avec ambiance "usine" et une dizaine de télés devant les tapis de course ou les vélos. Les gens se regardent peu, la tête dans le guidon, ou sont absorbés par le cardiomètre ou par la télé. On diffuse en permanence sur au moins une de télés des matches de foot américain, avec des colosses qui courent très vite et se rendent dedans avec beaucoup de brutalité.
Dans la salle de musculation c'est différent: entre deux appareils ou entre deux prises de charges, on s'observe, on se parle, on se drague, on pousse des cris bizzarres, on se donne en spectacle. Il y a des entraîneurs officiels du club, qui donnent des cours personnels, et d'autres, qui traînent des heures au club, en cherchant à être recrutés comme "personal trainers" à domicile.
Une armée discrète de femmes et d' hommes de ménage s'active en même temps que les membres.
A l'entrée on est accueilli par son prénom, ce qui est bizarre dans cet endroit on ne peut plus anonyme.
On y voit des gens de tous âges, de tous gabarits, de tous niveaux mais en général on ne peut pas dire que les Californiens du Sud soient particulièrement sportifs. Je dirais, bien moins que les Grenoblois, par exemple...
Mais plus que les Cracoviens ou les habitants de Broniszewo.

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