On est rentrés sains et saufs de la Vallée de la Mort.
Tous les fantasmes qu'on a sur le Far West sont là: les espaces immenses, les paysages à couper le souffle, l'impression qu'on est au bout du monde.
On s'est arrêté à Furnace Creek, point central de la vallée pour différentes balades, un coin très sec avec deux oasis complètement artificielles, dans lesquelles se trouvaient les deux seuls hôtels de cette partie de la Vallée, avec des piscines et un terrain de golf incongru. Notre première balade avec les enfants dans les dunes de sable blanc et fin, le premier soir en arrivant, n'a duré qu'une heure, et était très ludique; par contre celle du lendemain s'est achevée au bout de 4 heures, dans les pleurs du fils et de la fille aînée, complètement insensibles aux paysages lunaires qu'on était en train de traverser: ils n'en pouvaient plus de gravir un sentier par 30°C à l'ombre, au lieu d'être vautrés tranquilles devant la télé dans une chambre fraîche... Et comme par ailleurs nous n'avions pas prévu assez d'eau, (évidemment, dans la vallée de la mort) on a du écourter notre boucle. Il fallait 2 litres par personne pour toute la balade, et, à mi-chemin, nous n'avions plus que 2 litres en tout.
Il y a un artisanat des Indiens Navajo assez sympa, avec le nom et la photo de l'artiste sur chaque pièce : des oiseaux et animaux en bois peint, des porte-bonheur (ou plutôt des chasseurs de cauchemars) en plumes et perles, des hochets en peau, des bijoux très simples avec des turquoises. C'est conforme à l'idée clicheteuse de l'artisanat naïf, local, vivant, mais ça reste joli.Les touristes sur place étaient des Polonais, des Italiens et des Français; les quelques touristes américains étaient des retraités; les autres, en Novembre, bossent, et puis s'ils peuvent prendre un week-end de trois jours ils n'iront pas forcément dans la Death Valley. Plutôt à Vegas.
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